Avant d'être un combat, la boxe est un jeu de provocation. Et il arrive parfois des dérapages. Sonny Bill Williams en a fait les frais mardi, lors de la conférence de presse de son quatrième combat professionnel de boxe contre l'américain Clarence Tilman (11V, 8D, 2NC) Hamilton, en Nouvelle-Zélande. Alors que les deux protagonistes se plient au traditionnel face face devant les caméras et s'invectivent, les choses dérapent. Sonny Bill Williams recoit un violent crochet du droit au visage avant que son agresseur ne soit maîtrisé.
L'ancienne star du rugby XIII, champion du monde cette année avec les All-Blacks, s'est lancé dans une carrière de boxeur professionnel depuis 2009. Il a remporté ses trois premiers combats. Enervé après cet incident, Sonny Bill Williams a déclaré: «on peut se battre dès maintenant si il le souhaite. Mais il vaut mieux attendre le combat mercredi, ca rendra les choses plus intéressantes.» La rencontre, qui met en jeu le titre de champion de Nouvelle-Zélande poids lourds s'annonce explosive.
L'arrivée de la présidente du Front national Marine Le Pen mardi la Réunion a été perturbée par une centaine de manifestants qui l'ont huée et contrainte quitter l'aérogare au pas de charge, encadrée par des responsables locaux de son parti et un imposant dispositif policier.
Un bouquet de fleurs la main, souriante malgré les slogans «Le Pen dehors» lancés par les manifestants anti-FN, Marine Le Pen a quitté l'aérogare de Gillot dans une bousculade générale poursuivie par des manifestants, avant de s'engouffrer dans la voiture qui l'attendait l'extérieur.
Sur son parcours un homme a tenté de l'arroser avec une bouteille d'eau mais a vite été ceinturé par les policiers. «C'est une manif ridicule. Ils ne sont que dix et ce sont toujours les mêmes», a commenté le secrétaire général du FN-Réunion, Jean-CLaude Otto-Bruck.
Un imposant dispositif de sécurité de plusieurs dizaines de policiers en civil et en uniforme avait été mis en place pour l'arrivée de la présidente du FN, en campagne mardi et mercredi dans l'île, seul département d'outre mer qu'elle visitera.
«Il faut lui barrer le chemin»
A l'appel du Mouvement des jeunes socialistes, du Front de gauche et d'un collectif crée pour protester contre sa venue, une quarantaine de manifestants s'était installée dès le début de matinée dans l'aérogare, emmené par Danyel Waro, figure emblématique de la musique réunionnaise et militant antiraciste.
Ils ont brandi des pancartes proclamant en français et en créole «rasis déor» (racistes dehors) ou "nous sommes contre le Pen de mort pour la France", chantant et dansant le maloya, musique remontant l'esclavage.
«Je suis l pour mettre en garde les Réunionnais contre la banalisation des idées de Mme Le Pen. Il faut lui barrer le chemin car les gens peuvent se laisser berner par son discours», a dit M. Waro.
A l'arrivée de l'avion de Marine Le Pen avec une heure (...)
L'opposition comme ses partenaires libéraux au sein de la coalition jugent «embarrassant» ce soutien affiché de la chancelière au chef de l'État français. Angela Merkel n'en a cure.
De notre correspondant Berlin
Le soutien inoxydable d' Angela Merkel son allié français, Nicolas Sarkozy, provoque des remous outre-Rhin. Les critiques fusent aussi bien des rangs de l'opposition - sociaux-démocrates/écologistes - que de ses partenaires de coalition, les libéraux du FDP. Cela ne trouble en rien la chancelière. Comme elle l'a réaffirmé, lundi aux côtés du président français , il n'y a rien de plus «normal» que de soutenir ses amis en politique surtout lorsqu'il s'agit de servir ses propres intérêts.
Le quotidien de centre-gauche, Süddeutsche Zeitung , s'interroge: Merkel se rend-elle en France en tant que chancelière pour négocier avec le président ou pour soutenir Nicolas Sarkozy dans le combat électoral? De son côté, le journal conservateur Die Welt juge que la chancelière en fait trop. L'intervention de Merkel dans la campagne française est «compréhensible, mais dangereuse», écrit le journal .
Le chef du parti social-démocrate, Sigmar Gabriel a jugé «plutôt embarrassante» l'interview commune de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel aux chaînes publiques française et allemande. Gabriel estime qu'ensemble le président français et la chancelière allemande ont été incapables de trouver des réponses aux problèmes de l'Europe. Selon lui, Merkel n'a pas forcément rendu service Sarkozy en s'affichant ses côtés. Le SPD a annoncé qu'il soutiendra activement la candidature de François Hollande. Jürgen Trittin, patron du groupe Vert au Bundestag, affirme que Merkel «porte atteinte aux relations franco-allemandes» en s'immisçant dans la campagne électorale française.
«Le gouvernement fédéral restera neutre» Pis, le ministre allemand des Affaires étrangères et ancien vice-chancelier libéral, Guido Westerwelle, a protesté ouvertement contre le (...)